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Une nouvelle carrière, n'exagérons pas, mais un nouveau chapitre, tout neuf, c'est sûr ! Ce sera mes retrouvailles avec le multicoque, car à part quelques grands prix courus en Orma (le circuit des trimarans de 60 pieds) début des années 2000, je me suis exclusivement consacré au monocoque. Retour aussi aux joies de l'équipage. Ce sera un test pour vérifier si je suis devenu totalement associable ou si je peux m'accommoder de monde sur un bateau. Cette classe nourrit de nombreux espoirs... Il y a ce côté excitant de participer à un circuit qui se monte, comme ça avait été le cas avec les Formule 40, en Imoca, et un peu en Figaro. Dans cette nouveauté, plein d'aspects intéressants se dégagent : le côté équipage, qu'ont beaucoup développé les autres pays, et qui était un peu occulté chez nous car la course au large se joue plus en solitaire et en double. Dans le cadre d'un sport collectif, il y a plein de choses à raconter, avec cette chorégraphie des équipages, et c'est la bonne formule pour amener les étrangers. |
L'argument, c'était un bilan de contentement mutuel après une première opération de partenariat. Au retour du Vendée Globe, on a débriefé, et j'arrivais au terme d'une dizaine d'années dans la classe Imoca. J'avais donc envie de passer à autre chose. On a évoqué la Volvo Ocean Race, Veolia environnement cherchant un programme de courses qui nous mène dans divers pays. Et au moment où on commençait à travailler sur la question, le circuit MOD s'est concrétisé. Il remplissait les objectifs pour un budget plus acceptable. On a décidé de prendre le risque, sachant que notre arrivée ne pouvait qu'inciter d'autres à venir à ce circuit. Et pour l'instant, après un an, on a déjà quatre bateaux. Recueilli par Olivier CLERC. Ouest-France