02/01/11 BARCELONA WORLD RACE : JOUR 2 LES CIRES NE SONT PLUS D'ACTUALITE

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02/01/11 BARCELONA WORLD RACE : JOUR 2 LES CIRES NE SONT PLUS D'ACTUALITE
La vie est belle sous le soleil de Méditerranée. Elle est aussi intense et imprévisible pour les 14 monocoques de la Barcelona World Race dont les deux tiers se bagarrent à vue dans un labyrinthe de calmes et de risées. Au moment de doubler le Cap de Gata, Virbac-Paprec 3 vient de succéder à Foncia en tête de peloton. 6,5 nœuds de moyenne sur 24 heures.

David Gomez NG autorisation www.skipinyousea.com
  Les tandems ont encore subi cette nuit quelques passages à vide dans les calmes du golfe de Valencia. Et cette situation n’est pas prête de s’arranger. Dans la matinée, l’arrivée d’un petit vent de secteur ouest-nord-ouest obligeait les équipages à ranger les spinnakers et à sortir les génois et autres codes zéro pour une navigation au bon plein à l’entrée de la mer d’Alboran. Mais dans cet entonnoir d’une centaine de milles débouchant sur le détroit de Gibraltar, la situation météorologique est encore très confuse.

Les vitesses des grands monocoques sont toujours erratiques et dépassent rarement les 8 nœuds. Dans ce contexte, chaque mille de gagné est un mille en or. Du coup, cette course de lenteur le long des côtes espagnoles est aussi d’une rare intensité. Au pointage de cet après-midi, les 8 premiers bateaux se tenaient en 14 milles, autant dire qu’ils naviguent à vue.

Mail de Ryan et de Boris sur Neutrogena pour cette deuxième nuit passée en mer :
Bonjour tout le monde, La nuit a été froide sur Neutrogena. Nous avons eu des tout petits airs au Cap de la Nao. Nous avons changé le spi pour le code 0 dans une pétole noire. Heureusement, un bon petit vent d’ouest s’est installé peu après. Il nous a permis d’allonger la foulée sur la route.
Nous sommes 30 milles au large de Carthagène. Bizarrement, nous n’avons pas vu d’autres IMOCA depuis hier soir. Sur l’AIS nous visualisons Mirabaud 7 milles devant, et ROCA un peu au vent. Nous sommes heureux de voir Mirabaud aussi près. Cela veut dire que nous n’avons que quelques milles de retard. Nous attendons le classement de 4 heures pour en savoir plus sur les leaders. Hier soir, j’ai eu beaucoup de chance de pouvoir déguster un plat de riz noir pour le dîner. Boris et moi avons six jours de nourriture fraîche à bord. Cela va nous manquer quand elle sera épuisée. Deux belles choses à noter ce matin alors que le soleil se levait : il fait un petit peu plus chaud et le vent est resté. Pos 37.36n 00.01w
   Cap 230 Vit 11nds
Vent 11nds @286  

A+   

Ryan et Boris

La vacation du Jour
François Gabart, Foncia : Une option semble se dessiner. On considère que c'est celle-là qui devrait être la plus raisonnable. Ensuite, nous allons devoir passer près d'un centre de basses pressions qui se profile devant nous. Comme toujours, sur des petits phénomènes et des centres d'action de cette nature, les prévisions ne sont pas forcément parfaites. Il y a toujours une part d'incertitude qu'il faut gérer au mieux en levant la tête, en essayant de s'adapter le plus vite possible en fonction de ce qui se passe, en faisant la différence entre ce qui était prévu et ce que l'on constate...

Jean Le Cam, Président : Ça se passe très bien. On a juste à côté de nous le bateau de la production vidéo. On a beau temps et mer plate. C'est quand même mieux que le Vendée Globe avec la première nuit à 35 - 40 noeuds. Il fait 18°, je vais enlever le ciré, parce que là, il commence à faire un peu chaud. De plus, sous spi, on a pu voir qu'on n'avait pas de souci, c'est clair. Pour une course de portant, mieux vaut çà que d'attraper un coup de pied au cul.

Antonio Piris (ESP), Renault : C’est un petit peu compliqué. La Méditerranée est souvent difficile. Il n’y a que des calmes. Nous espérons que cela va se lever et attendons ce qui doit maintenant nous arriver.
Nous sommes toujours vigilants à ce qui se passe. Il y a toujours l’un d’entre nous dehors et, pour chaque manœuvre, nous sommes deux. Il n’y a pas de vent, les conditions ne sont pas faciles et cela n’est pas très exigeant.
Nous barrons beaucoup, ainsi nous pouvons sauver un peu d’électricité. Nous devons rester concentrés pour ne pas tomber dans de la molle. Il y a Estrella Damm et Hugo Boss qui sont proches de nous. Il y a beaucoup de changements dans une zone très petite.

Anna Corbella (ESP), GAES : Nous faisons la stratégie entre nous deux. Tout s’est bien déroulé excepté la dernière décision prise qui nous fait prendre un peu de retard. Mais nous n’avons perdu ni notre moral ni l’enthousiasme, car pour l’heure les concurrents ne sont pas encore très loin. Nous avons une vision jusqu’au Détroit de Gibraltar. Nous avons mis en place une stratégie.

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